institution genevoise d'action sociale

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Asile

  1. Le nombre de requérants d'asile continue-t-il d'augmenter ?

    En 2009 le nombre de personnes à l’Aide aux requérants d’asile (requérants d’asile et aide d’urgence) est resté stable.

  2. Où sont logés les requérants d'asile ?

    Les requérants qui arrivent à Genève sont installés dans des logements collectifs (centres, préfabriqués). Dans ces lieux, les sanitaires, cuisines et chambres sont partagés. Dans un deuxième temps, les femmes et les hommes accueillis et dont l'insertion s'effectue dans de bonnes conditions déménagent dans des habitations individuelles (studios ou appartements). En moyenne, une chambre accueille 1 à 2 personnes. Par exemple, un appartement de 3 pièces (cuisine comprise) accueille 3 à 5 personnes.

  3. Quelle est la situation du logement pour les requérants d’asile ?

    Le taux d’occupation des logements est à ce jour de près de 100%, mais personne n’est à la rue. Ces logements ne sont pas insalubres. D’importants travaux ont été effectués dans plusieurs centres d’autres sont en cours.
    En 2010-2011, une perte d’environ 250 logements est prévue aux Eaux-Vives (construction du CEVA) et à l’avenue Eugène-Rigot (construction de la Maison de la Paix). Des projets de construction permettront de remplacer les places supprimées.

  4. Les centres de requérants d’asile sont-ils des zones d’insécurité?

    Ces centres rencontrent certains problèmes, à l’instar de tous les lieux de vies où cohabitent de nombreuses personnes d’origines et de cultures différentes.
    On peut estimer à quelque 6% le nombre de requérants d’asile commettant des actes contraires à la loi ou aux règles de vie commune. L’Hospice général a mis en place une unité de veille et sécurité, en collaboration avec la police genevoise, afin de permettre aux requérants d’y vivre et aux collaborateurs d’y travailler dans les meilleures conditions possibles. On peut se féliciter de l’efficacité de ce dispositif, puisque depuis 2006, les actes d’incivilité ont diminué de moitié dans ces centres.

  5. Pourquoi avoir ouvert un abri PC ?

    En 2008, Genève a reçu en moyenne 63 nouvelles personnes par mois, ce qui représentait une augmentation de 65 % par rapport à l’année précédente. Face à cette recrudescence, le Conseil d’Etat a décidé début 2009 la mise à disposition d’abris de protection civile pour les requérants d’asile et les personnes relevant de l’aide d’urgence. Un seul a été ouvert. Cet abri est destinés à héberger des hommes seuls, déboutés ou NEM. Il n’abrite pas de familles, de femmes ou d’enfants. Il s’agit d’une situation temporaire et nous cherchons activement d’autres solutions plus durables.